18.11.2009

le poids d'un flocon de neige .

J'ai retrouvé cette histoire dans mon carnet de notes . Je l'avais recopiée d'un site internet de santé .

Dis moi combien pèse un flocon de neige , demanda la mésange charbonnière à la colombe.

" Rien d'autre que rien,  fut la réponse .

Et la mésange raconta alors à la colombe une histoire :

"j'étais sur la branche d'un sapin quand il se mit à neiger .  Pas une tempête ,non , juste comme un rêve, doucement , sans violence .  Comme je n'avais rien de mieux à faire , je commençai à compter les flocons qui tombaient sur la branche ou je me tenais .  Il en tomba 3.751.952 .  Lorsque le 3.751953ème tomba sur la branche ( rien d'autre que rien , comme tu l'as dit ) celle ci cassa.

Sur ce la mésange s'envola .

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C'est la loi de la nature !
c'est aussi  le "rien d'autre que rien " qui casse la branche  mortifère de notre histoire .  Et c'est alors le déclic  qui nous fait déployer  nos ailes  et prendre notre envol ! Il y a un côté positif à toutes situations .  On ne le voit souvent pas tout de suite .  Mais quelque chose qui sert la vie est bien là, au delà de notre petite personne .   Alors, ce matin , en me rappelant cette histoire , j'ai cherché le positif dans les situations que j'avais qualifiées jusqu'ici de négatives .
Et j'ai trouvé du positif à chacune de ces situations .

 



 


14.11.2009

Blessures

 

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Peurs

Grosse peur, hier !

Mon compagnon m'appelle depuis les urgences d'un hôpital  .

Je m'explique .  Depuis dimanche dernier , il souffrait d'une  douleur à " l'estomac"  .   En fait, il a ressenti  dans la nuit du dimanche à lundi une forte  douleur au niveau de la poitrine et a eu la présence d'esprit d'appeler immédiatement les secours .  Il était seul et est resté calme, m'a t'il dit .  ( je l'admire   )  .   Un médecin urgentiste est arrivé chez lui dans le quart d'heure .   Il lui a fait un électrocardiogramme .     Rien d'anormal à signaler ! 

Ouf !

Par acquis de conscience , le médecin lui  fait avaler un comprimé de nitroglycérine . Si la  douleur diminue  après la prise de ce médicament, c'est que la douleur vient du coeur  malgré que l'électrocardiogramme ne révèle pas les signes de souffrance .    Si la douleur persiste , ce ne serait pas le coeur .    Le mal a persisté !  Alors conclusion logique du médecin : "ce n'est pas le coeur, Monsieur - soyez rassuré !"

Ouf !

"Cela doit venir de l'estomac ",  dit-  il .  Très probablement, un ulcère de l'estomac !

Comme c'était de nuit , le médecin lui administre un calmant pour la douleur à "l'estomac" et lui conseille de prendre rendez-vous chez son médecin-traitant , pour des analyses plus approfondies à ce sujet .

Dès le lendemain à la première heure , mon compagnon téléphone à  son médecin-traitant .  Il insiste auprès de son secrétariat  pour parler au docteur des évènements de la nuit passée .    Il arrive à parler au  médecin, qui  lui fournit un avis plutôt rassurant  par téléphone et quelques conseils pour soulager la douleur . Mais son agenda est complet pour le recevoir rapidement .     Aucun rendez-vous n'est disponible avant 3 jours . 

Il obtient donc  un rendez-vous pour la première opportunité : jeudi 12 novembre .  Hier donc !  Et là il subit une  série d'examens ainsi qu'une prise de sang !   Le médecin lui demande  également de faire une radio du thorax ! Par chance , il y a un rendez-vous de  disponible  dans l'après-midi même  , à l'hôpital .

Et c'est en étant sur la  route vers cet hôpital dans l'après-midi ,  qu'il reçoit un appel sur son portable .    C'était le secrétariat de son médecin traitant !   Urgent ,  lui dit on !   Il doit se rendre immédiatement aux urgences de l'hôpital , son dossier a déjà été faxé au complet  et il est attendu de toute urgence .   Il ne  faut pas qu'il traîne !   Soudain , tout devient "urgent" !

" C'est vraiment  urgent , Monsieur ,  lui dit on  parce que votre prise de sang a révélé  des traces ....d'infarctus " !     Oups !

Le coeur , donc !   Quatre jours après les premiers signes  ...vous vous imaginez ?      Quels vont être les dégâts maintenant ?

J'étais en colère , hier .  Fâchée sur le système de santé !  Nous avons des appareils et des techniques  de plus en plus perfectionnés mais quand les agendas des médecins affichent complet , que c'est le week-end, la nuit , et  qu'il n'y a pas de possibilités d'être reçu rapidement , qu'un médecin-urgentiste vous a rassuré tout en vous renvoyant à votre médecin traitant .   Que fait on  alors ?   On fait confiance .  On devient victime du système en quelque sorte .

C'est le destin , diront certains .  Je ne suis pas d'accord avec ce fatalisme là .

Moralité : si vous avez une douleur suspecte , allez à l'hôpital , appelez l'ambulance et surtout écoutez votre intuition .  Insistez ! Et CRIEZ que vous avez mal . Au plus vous ferez  du "bruit"  , au plus on vous remarquera !    Plaignez vous plutôt plus que pas assez , voilà ce que j'en retiens .    Parce que mon compagnon se doutait de quelque chose , mais il n'a pas voulu contrarier , ni mettre en doute  le diagnostic du médecin , ni prononcer  un mot plus haut que l'autre . De mon côté , je me disais que c'était bizarre tout de même ces douleurs à l'estomac ! J'étais inquiète , mais n'ai pas voulu être alarmiste , puisqu'il avait confiance .  Il a  été très faible pendant ces trois jours , il avait mal encore ,  n'avait pas faim et  avait un peu de fièvre .

Ceci étant dit , je vous rassure quand même à son sujet  : après une nuit à l'hôpital , il va bien et se demande ce qu'il fait là  !   Il disait "  je suis rentré en bonne  santé dans cet hôpital et je vais en ressortir malade si ça continue "  Il se rasait dans sa chambre d'hôpital ce matin  , dans l'attente de savoir quels examens il allait subir et combien de jours il devait rester .     Il  aimerait sortir de là au plus vite .   Mais nous sommes le week-end .....alors , il faut de nouveau attendre !

Ah le système !   Tout se résume , dans notre système  actuel , au mot " attendre ".  Files d'attente, liste d'attentes , salles d'attente ...

Je vois partout des files d'attente  , où que je regarde .

Moralité : ne tombez jamais malade de nuit , ni le week-end . Vous risquez "d'attendre" encore plus  longtemps .     Et programmer votre maladie  en fonction de l'agenda de votre médecin pour ne pas trop "attendre" .


Je me sens ...à côté de mes pompes , choquée .     Une impression très désagréable de déjà vu aussi .      Parce que ce scénario m'a rappelé  le scénario de ma maman , qui est décédée d'un infarctus  il y a quelques années .    Et comme par hasard , cela  s'est passé au même endroit  , dans le même hôpital , et c'est le même service d'urgence qui est venu à son chevet .   Parce que oui, ma maman était de passage chez mon compagnon à cette époque .     Troublant !
.
Et tout me revient en mémoire ... comme si c'était hier .    Et je fais face à des peurs incontrolables en ce moment qui m'ont valu , hier , des mots malheureux de la part de mon père .   La tension était trop forte .   Je suppose qu'il pense aussi à la coïncidence et que cela le renvoie à ses propres peurs .

Nous faisons face à nos peurs respectives , m'a t'il semblé .  Nous sommes confrontés  à notre vulnérabilité  et à nos limites .  Pour chacun de nous , je pense .

Nous sommes confrontés à la dure  réalité de la vie !    Et c'est pas facile ces moments là .  Il nous faut les traverser . Mon compagnon est un exemple pour moi , parce qu'il reste calme .  C'est ce qui le caractérise .  Il semble ne pas être concerné , c'est curieux .  Je ne sais pas très bien quoi penser .  Décidément, encore et toujours j'apprends avec lui .   Comment il fait ?   C'est un homme sage et bon , sachez le .